• 2 Le prélèvement de la 'halla Hafrashat 'Halla

     

     

    LE PRELEVEMENT DE LA 'HALLA          HAFRASHAT 'HALLA

     

     

     

    Le prélèvement de la 'halla

    chabad

     

     

    Le terme 'Halla fait référence à la première portion de la pâte, de la taille d'une olive, qu'il faut prélever du pain (ou de la matsa). A l'époque du Temple, cette part était donnée aux Cohanim prêtres, qui s'en nourrissaient pour pouvoir se consacrer entièrement à leur service dans le temple.

    La 'Halla était donc, comme la Terouma, l'un des aliments sanctifiés (kodashim), que ne pouvaient manger que des prêtres en état de pureté rituelle, et les gens de leur maison.

    L'Eternel nous a demandé de lui consacrer une partie de la pâte pour le remercier pour tout ce qu'Il nous donne. [1]

    Le Temple n'étant plus en service de nos jours, cette partie prélevée est jetée au feu. La mitsva a donc donné son nom au pain.
    Une bénédiction est dite ou non, en fonction de la quantité de pâte prélevée.[2]

    Une des 3 grandes Mitsvot de la femme est le " prélèvement de la Halla" qui est lié au service des Cohanim dans le temple.[3]


     

    [1] La mitsva de la 'halla est le 1er des commandements reçu lorsque nous sommes rentrés en Terre d'Israël : Bamidbar 15, 17- 21 : " L'Eternel parla à Moshé en disant: "Parles aux enfants d'Israël et dis- leur: A votre arrivée dans le pays où Je vous conduirai, lorsque vous mangerez du pain de la contrée, vous en prélèverez un tribut au Seigneur. Comme prémices de votre pâte, vous prélèverez un gâteau en tribut; elle sera séparée de la même façon que le présent relevé sur l’aire de battage. Des prémices de votre pâte vous ferez hommage à l'Éternel dans vos générations futures."

     

    [2] Autrefois, on faisait le pain tous les jours à la maison. Le prélèvement de la halla est chaque jour un rappel de l’histoire juive : la perte du Temple, de la terre et de la liberté, l’espoir de les retrouver.

     

    [3] Cette expérience donne à la famille la conscience d'être reliée au service divin; la femme qui réalise cette 'halla réalise un service pour D.ieu et pour le peuple. Cette mitsva concerne en priorité la maîtresse de maison, qui peut confier cette Mitsva à un garçon de plus de 13 ans ou une fille de plus de 12 ans. L'homme remplace la femme si elle est absente, et avec son autorisation.

     

    Selon Rachi, la" Hafrachat Halla" représente également le "tikoune" de 'Hava qui a entrainé Adam à consommer de l'arbre interdit, du "Ets hadaat tov vara".  La Hafrachat Halla est une des possibilités que D.ieu a donné à la femme juive pour s'élever spirituellement et avec elle toute sa famille, et suscite ainsi de grandes délivrances.

     

    La 'Halla, littéralement « prélèvement », est composée d'ingrédients qui chacun a un message spirituel:

    • le blé c'est la vie;
    • le sucre est la douceur que la femme apporte à sa famille;
    • le sel, les midots qualités que l'homme doit travailler pour s'élever dans la kedoucha sainteté;
    • l'huile, abondance et bénédiction, qui éclaire la nechama l'âme pour l'étude;
    • l'eau qui lie les matières, indispensable à la vie, comme la Torah à l'homme...  

     

    Le pain est constitué de matières que la femme juive pétrit ensemble et ainsi elle allie le spirituel au matériel en disant les bénédictions appropriées. L'âme et le corps sont ainsi soudés et permettent à l'être de se rapprocher de Hashem.

     

    La femme est comparée au pain, son rôle est de réaliser la liaison entre tous les membres de la famille. Il est important de créer une ambiance de sim'ha joie avant de commencer la Mitsva commandement de la 'Halla, car celle qui accomplit une Mitsva avec joie est considérée comme ayant réalisé les 613 Mitsvot.

     

    Le pain "Lehem'' vient de la racine "lohem", combat. Comme il est écrit dans (Berechit 3,1) :" c'est par la sueur de ton front que tu mangeras du pain..."

     

    Le pain est la première nourriture de l'homme. Nous comprenons ainsi la difficulté pour les guerriers que nous sommes, à subvenir à nos besoins, c'est une guerre perpétuelle dans la prière qui nous apportera la vraie guérison. ( Revital TSADOK,  Conférencière,  ashira.co.il/index.php?option=com_content&task=blogcategory&id=64&Itemid=39 )

     

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    Quand on pétrit de la pâte avec une farine à base d’une des 5 céréales :

    • froment ou blé 'hita,
    • orge séôra,
    • seigle chipone,
    • avoine chibolète,
    • sarrasin kosmine

    mêlée à de l'eau et/ou à d'autres liquides et qui sera cuite au four pour faire du pain ou des gâteaux, on « prélève » de cette pâte un morceau symbolique d’environ 30 grs en souvenir de l’époque où ce prélèvement était destiné aux cohanim : c'est ce qu'on appelle hafrachat 'halla. [1]

     

    On nomme cette partie 'halla et personne n'a le droit de la consommer ( hormis les Cohanim, ainsi on la brûle dans le four vide ou sur le gaz jusqu'à ce qu'elle soit brulée et impropre à le consommation       ( enveloppée de papier d’aluminium ) - sauf shabbat et iom tov - ou s'il n'est pas pratique de la brûler, on l'enveloppera dans un sac de plastique, et on la jettera dans la poubelle qui est aujourd'hui brûlée ou enterrée.[2]

     

    - Si, en dehors d’Erets Israël,  on a oublié de prélever avant le shabbat ou la fête, on peut consommer le pain ou le gâteau à condition d’en laisser un morceau sur lequel on fera le prélèvement après shabbat ou la fête.

     

    - En Erets Israël, il est interdit de consommer le pain ou le gâteau si l’on n’a pas fait préalablement le prélèvement.

     


     

    [1] (pour un particulier, les Sages ont décidé que cela correspond à la taille d'une olive ( kazayite ) environ 30 grs ,qui à l'époque avait la taille d’1/2 œuf, un volume de pâte de la proportion de 1/24 pour un particulier et de 1/48 pour un boulanger ). A l’époque du temple la ‘halla était donnée a un Cohen ( On prélevait 1/24 ième de la pâte pour les cohanim ) qui devaient la manger dans un état de pureté (tahara). La ‘halla est l’un des 24 prélèvements et offrandes que l’on devait remettre aux Cohanim.
    De nos jours, n’ayant plus la possibilité de se purifier par les cendres de la vache rousse, la 'halla est brulée.

     

    L'homme doit savoir qu'il n'est pas 1er dans la hiérarchie et que du produit de la transformation du monde, résultat de ses efforts, les prémices doivent revenir à Celui qui lui donne la force de réaliser ses prouesses.
    Ces prémices étaient, à l'origine, distribuées aux Cohanim et d'autres prélèvements aux Lévites, c'est-à-dire à ceux que la Torah a mis à part pour être au service de Dieu et des hommes et qui sont chargés de l'éducation et de l'enseignement de la Thora, en dehors de leur tour de service au Temple de Jérusalem.

      

    [2] Comme incitation éducative, la mitsva a été maintenue par les rabbins quand la majorité du peuple fut hors de la terre d’Israël (sans remettre aux Cohanim le prélèvement mais en la brûlant pour qu'elle n'ait pas un usage humiliant; voir Séfér ha'Hinoukh, 385). On appelle cela une mitsva dé rabbanane; les rabbins en ont décidé ainsi pour que cette mitsva ne soit pas oubliée pour le temps où le peuple revenant sur sa terre et y vivant selon la Torah, le service du Temple sera rétabli ainsi que la mitsva de la 'halla et de son prélèvement.

     

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    Si la pâte à gâteau est liquide, on prélèvera la ‘Halla une fois que le gâteau est cuit.[1]

     

    L'obligation de prélever la 'Halla dépend de la quantité de farine contenue dans la pâte :[2]

    • Si on pétrit moins de 1,200 kg on ne fait aucun prélèvement.
    • Entre 1,200 kg (valeur égale au volume de 43 œufs et 1/5ième ) et 1,650 kg, on prélèvera sans bénédiction.
    • A partir de 1,650 kg, on dira la bénédiction.

     

    On donne une tsedaka offrande avant le prélèvement de la 'halla. 

    On prend un morceau de pâte pétrie avant de l’enfourner (ou, si elle est déjà cuite, un morceau du produit fini).

    Avant le prélèvement on se lave les mains et se tenant debout l’on dit :

    Le prélèvement de la 'halla 	Hafrashat 'Halla

    BAROU’H ATA ADONAÏ ELOHENOU MELE’H HAOLAM ACHER KIDECHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU LEHAFRICH ‘HALLA

    Béni sois-tu Eternel, notre D.ieu, qui nous a sanctifiés par ses commandements et ordonné de prélever la halla.[3]

     


    [1] Le Chla ha Qaddoche remarque que la 'halla est prélevée avant la cuisson pour que, dans sa nature essentielle, dès le début, elle soit imprégnée de sainteté; 
    En ce sens, il était prévu qu’Adam, précédant tous, soit ainsi la 'halla de l’humanité.  Dans la préparation au désert, cette génération avait été prélevée pour être la sainte 'halla du peuple à venir; en effet, le Chla développe la conception d’Israël comme réchite... (début de), de même que Rachi l’avait fait sur le 1er verset de la paracha Béréchit; disons que notre génération de Juifs est la 'halla sainte qui commence à préparer sur la terre d’Israël des jours de plus grande kédoucha (sainteté) avec le retour de tous pour construire le pays et le peuple dans la sainteté de la Torah selon le désir de D.ieu à nous communiquer dans Sa sainte Torah; nous, les Juifs, sommes aussi un prélèvement à bien des égards par rapport aux peuples ou aux familles dont nous sommes issus ou sortis; souhaitons que nous éclaire l’exemple de cette génération du désert et, surtout, de ceux qui ont réussi à franchir les défilés périlleux comme Yehoshua, Caleb, Yokhébéd et les femmes d'Israël qui ont traversé ces défilés sans périr. Sachons, comme toutes ces générations, le sens et le prix de cette terre qui est l'objectif de ce parcours, parce que -à l'exemple de la terre d'Israël d'En-haut- elle est le lieu de l'habitation de Hashem pour le programme qu'il veut réaliser avec Son peuple ( modia ).

     

    [2] Dans la mesure du possible on pétrira suffisamment de pâte pour pouvoir procéder au prélèvement.

    [3] Certains disent: « leafrich hala » (prélever la hala), d’autres : « leafrich terouma » (prélever une dîme), ou encore : « leafrich teroumate hala » (prélever la dîme de la hala)  ou : « leafrich hala terouma » (prélever la hala comme dîme).

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    Avec la main droit on prélève une petite quantité de pâte (un minimum de 30 grs ) et l’on dit:

    « Haré zo ‘halla » (Ceci est la ‘halla).[1]

    Certains ajoutent:

    "Yéhi ratsone milléfanéikha, Hachém Eloqénou vé Eloqé Avoténou, ché yibané Beit ha miqdache bimhéra véyaménou, vé tén 'hélqénou vé Torahtékha,

    Que ce soit Ta volonté devant Toi, Hashem notre D.ieu et D.ieu de nos Pères, que soit bâti le Temple bientôt de nos jours, et donne nous notre part dans Ta Torah".

    La femme peut associer en esprit des personnes pour qu'elles bénéficient de la bénédiction, conscientes que c’est une préparation du Shabbat, et dit parfois "likhvod Shabbat kodèch, en l'honneur du Saint Shabbat".

     

     Des versets de la Torah ou du Tanakh  sont souvent récités:

    • sur les prélèvements dans les sacrifices
    • ou la bénédiction du travail des mains

    dont Ezékiel 44,30: "Les prémices réchite de toute primeur quelle qu'elle soit, tout prélèvement térouma quelconque que vous aurez à faire, appartiendront aux Cohanim; de même la première part de vos pâtes vé réchite ârissotéikhem, vous la donnerez au Cohen, pour que la bénédiction repose sur votre maison ".

     


    [1] Halla ou térouma 

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    RECETTE DE 'HALLA            

     

     

    • Recette de 'Halla sur le site :          http://piroulie.canalblog.com/archives/2008/05/17/7846449.html

     

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